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30.3.12

Angoisse

Parution de poèmes, photographies et dessins de Laura Vazquez dans la revue Angoisse.


Un concentré de bile figée avec :


Les enluminutes psychiatriquement incorrectes de Gaspard Pitiot, la mélancolie hargneuse de Pascal Batard, la déprime trop douce pour être honnête de Marlène Tissot, la litanie agoraphobe de Laura Vazquez, l'érotisme congelé d'Ectoplasm, un peu de pédagogie maniaco-dépressive avec Nicolas Albert G., de l'autofiction cauchemarrante avec Boris (ex Boris Crack), avec Laura Vazquez, encore, des photos et des dessins qui traitent le monde comme un otage à qui on enfile une cagoule sur la tête, de la SF masochiste contre son gré avec Soomiz, des visages et des âmes découpés comme du jambon avec Jean-Marc Renault, le concassage obsessionnel d'un futur qui a déjà eu lieu avec Mathias Richard, les cauchemars de Laure Chiaradia en gros plans charbonneux aussi faciles à oublier qu'une photo volée de scène de crime, Yannick Torlini qui solliloque en court-circuit et plante des clous dans nos neurones, Marc-Brunier Mestas qui baise avec la mort et en tire des gravures pour faire dormir les enfants des serial-killers, Christophe Siébert qui découvre tout ce qu'on peut faire avec un rasoir et Anne Van der Linden qui recrache la bible et le moyen-âge comme un malade mental vomit son haldol.

Pour commander la revue, c'est par ici.

29.3.12

Une évolution de soi vers une lumière. Un chemin qui part de soi et qui doit s’illuminer.
Elle rentre, tu vois la porte, elle fait un bruit, c’est comme le son d’une note dans l’air qui ne trouve pas son bon chemin non. Ses cheveux sont rouges partout sur sa tête et vraiment personne ne voit plus ses yeux avec ça. Elle pose un paquet sur la table basse, c’est mon courrier.
Elle rentre dans la cuisine, boire de l’eau, sortir la bouteille en plastique du frigo, de l’eau fraîche et puis boire au goulot. La bouteille et le plastic sur ses doigts et sur les mains. La buée.
Le compartiment du frigo presque vide.
Nous passons par les escaliers, et la rampe en bois irrite la paume des mains.

Je me couche le soir je veux dormir.

Prendre un objet dans les mains, l’oublier de la main. Prendre un objet dans les mains, le sentir comme le corps, comme soi. Prendre ce même objet et le détester jusqu’à ce qu’il disparaisse des mains. Prendre l’objet mais sans le toucher, le prendre sans plus le toucher.

À la bibliothèque, les tables bien alignées, les livres, différentes couleurs, les ordinateurs, les personnes.

tous les

tous les chances, tous les tous tous les joujoux, les jours, tous les jours. Tous les jours une chance. Tous les jours de chance. Tous les jours, nouveau jour tous les nouveaux jours. De nouveau. Tous les jours une nouvelle. Chaque journée une nouvelle. Et tous les jours, tous les jours. Tous les jours, une nouvelle chance, tous les nouveaux si, tous les, tous les news un nouveau si, si tous les, tous les si, tous les jours un nouveau ciel, un nouveau si toulé toulé nouveau jour new neuf toulé
Tel est le
asse la mâche oui tu plis et tes ongles pointes oui tu rends le pantalon propreté tes machinistes tu peau crie tu ans tu rends le pantalon terrasse tiens prendre terrassé par les pointes de tes le pour ventre pointe sur toi tes tripes noires ta maladie jaune jaune tu oui jaune et les dames miniatures ensevelies trottoir ville grande trop grande ville fume tu hauteur mais ça ne vient pas pour toi non non non non non ta maladie jaune le fenêtre fermé le volet clos le porte cuivre pendule sur ta veste posée le mur tu chambre à te coucher tes énergies mortes dans ton dos un tube qui va vers le plafond le point de la pointe tu coince coincée ta chambre et tes parents morts et toi alphabet toi BCDDDDG pleure de tes médicaments pour le prix de renouveler renouveler les écouteurs machines qui vont mourir du cancer de chansons pareilles depuis des années maintenant des années oui oui voilà toi dans ton sac, tu crois que tes nouveaux vêtements ? Tu crois vraiment que tes nouveaux vêtements ? De l’eau tiède la mousse de l’eau du reste sur le bras des enfants de la cours toi oui la plante jaune de maladie la plante de terre, tu as l’odeur ? Tu as l’odeur du soleil couche ? La persienne propriétaire des au peuple apothéose tu oui, pas dans tes pompes, tu as l’odeur de tes pieds ? Je les voyais quand elles sortaient de l’école, sans forcer s’entasse profondément elle avorté tant et tant, tant et plus, tant et tiens je prends ma valise comme le prêtre qui relit sa bible, il ne comprend pas, ses cils ont entamé le parcours allant de la montagne à la mer, de la montagne à la maison de l’enfance, de la montagne la ver solitaire, radical, il radicalement je, tel est le songe que j’ai eu tel est le songe que j’ai eu tel est le songe que t’ai eu tel est le songe tel est le songe tel est le sang que j’ai
Elle       se     lève   donc     et    respire     son    corps  /    Donc   elle   se   lève   à    son    propre    corps   /   Se    touche  /  Elle     se     touche  /   Dans    la    roue    des    restes    à     manger  /   Manger    des    restes  /   Et   des   bruits    de    la    ville /                                      Et     c’est    ainsi    depuis    toujours   /    Et   donc    elle    se     lève    et     met     la     tête    dans    ses    mains  /   Le    nez    sur    le    visage  /   C’est   ainsi    à   la    fenêtre  /   Dans    le    jour  /   Et   donc    et    il    le    faut    elle    se     lève  /                               Tend    la    main,    elle    tend    le    bras,    esquisse    dans    les   airs     une    figure  /   Se   touche   le   ventre  /   Et   donc    sa   figure    se    déplie  /   Puis    elle    se   lève  /   Soudain       se    lève
Elle    se    lève  /                 Le soufre,   le mercure,     le sel /    Se touche    d’abord    le    cou  /   Et    c’est    ainsi,    c’est    ainsi  /   Le    jour    lève   son    corps    elle  /  L’énergie,    le mouvement,     la masse /     Elle   se    lève  /   soulevée  /   Elle    est     levée  /   Et    soudain    et    une    fois    de    plus   elle    s’est     levée  /   Sa      vie  /  Blanche   donc,       et    levée  /  Touchée  /    C’est     alors,    et    c’est    alors,    levée   et    entièrement    probable  /   Et  c’est   alors    et    c’est   toujours    et    groggy     mais     c’est     alors  /                                Elle    se    lève  /   groggy  /   Elle    se   lève     se    tend  /   Puis    elle    prend    sa    main   /   sa    propre    main  /  et    se    lève    à     cet     endroit    précis  /  C’est       ainsi  /   Et    il     en     est     ainsi      depuis     l’éternité /

XANAX

Un demi-comprimé pelliculé le matin. Benzodiazépine. Préconisé. LE SYSTEME NERVEUX CENTRAL. Préconisé. Posologie : 1 demi-comprimé matin et soir. Alprazolam, 15,0 mg. Un demi-comprimé pelliculé le matin. La tête. Au réveil. Dépendance physique et psychique. La tête. Lactose monohydraté, celulose microcristalline, benzoate de sodium, ester diotylique de sulfosu de sodium. Avalez ce médicament avec un verre d’eau. Comprimés sécables. Préconisé. LE SYSTEME NERVEUX CENTRAL. 1 demi-comprimé matin et soir. Préconisé. Traitement de l’anxiété. De la tête. Dépendance physique et psychique. La tête. Troubles gênants. Ne pas laisser à la portée des enfants. LE SYSTEME NERVEUX CENTRAL. La cervelle. Voie orale. Anxiété accompagnée. De la tête. Préconisé. Accompagnée de troubles gênants. Perte d’efficacité lors de l’utilisation répétée de ce médicament. Dans la tête. 1 demi-comprimé matin et soir. N’augmentez pas la dose. Actes automatiques. La tête. Risque de dépendance. Préconisé. Utilisation prolongée. Dépendance physique et psychique. 1 demi-comprimé le soir. Dans tête. Divers facteurs semblent favoriser la survenue de la dépendance. 1 demi-comprimé le matin. Durée du traitement. Préconisé. Pour tête. Dose. LE SYSTEME NERVEUX CENTRAL. Donc tête. 1 demi-comprimé le soir. Dans cervelle. Anxiété importante. Insomnie. Ne pas laisser à la portée des enfants. Douleurs musculaires. Avalez ce médicament avec un verre d’eau. Agitation. Irritabilité. De tête. Maux de tête. Actes automatiques. Engourdissement, picotements des extrémités. De tête. Sensibilité anormale au bruit, à la lumière, aux contacts physiques. Dans tête. Un phénomène de rebond sans gravité peut se produire. Troubles de mémoire. Altération des fonctions psychomotrices. Préconisé. Actes automatiques. Susceptible d’apparaître dans les heures qui suivent la prise du médicament. LE SYSTEME NERVEUX CENTRAL. Cervelet. 1 demi-comprimé le soir. Réactions contraires à l’effet recherché. TêteTête. Avalez ce médicament avec un verre d’eau. Insomnie. Voie orale. Cauchemars. Voie orale. Agitation. Voie orale. Nervosité. Voie orale. Euphorie. Ne pas laisser à la portée des enfants. De la tête. Irritabilité. Préconisé. Préconisé. Tension. Modifications de la conscience. Comportements potentiellement dangereux. Ne pas laisser à la portée des enfants. Agressivité envers soi-même ou son entourage. TêteTête. Avaler avec un verre d’eau. Sensibilité anormale au bruit, à la lumière, aux contacts physiques. Mes têtes. Troubles du comportement. Actes automatiques. Utiliser avec prudence. Avalez ce médicament avec un verre d’eau.
Actes automatiques. Ce traitement ne peut à lui seul résoudre les difficultés liées à une anxiété. Actes automatiques. LE SYSTEME NERVEUX CENTRAL. Dans le crâne. Sensibilité anormale au bruit, à la lumière, aux contacts physiques. Chez le sujet présentant une dépression, il ne doit pas être utilisé seul car il laisserait la dépression évoluer pour son propre compte avec persistance ou majoration du risque suicidaire. La tête. Préconisé. Un demi-comprimé pelliculé le matin. Ce médicament passe dans le lait maternel : en conséquence, l’allaitement est déconseillé. Voie orale. Par tête. La durée du traitement doit être aussi brève que possible et ne devrait pas dépasser 8 à 12 semaines. Dépendance physique et psychique. Comme tout produit actif, ce médicament peut, chez certaines personnes, entraîner des effets plus ou moins gênants. Ma tête. Voie orale. Effets indésirables cutanés. Actes automatiques. Effets indésirables généraux. Avalez ce médicament avec un verre d’eau. Effets indésirables oculaires. LE SYSTEME NERVEUX CENTRAL. Actes automatiques. Vision double. Des têtes. Ne pas laisser à la portée des enfants. Ce médicament est à conserver à l’abri de l’humidité.

23.3.12

Lapsus

Le 16 avril prochain parution de l'un de mes poèmes dans la revue québécoise Lapsus.
       
Lapsus est une revue fondée en 1993, elle paraît deux fois par an. Elle est ouverte à tous les genres littéraires et se veut un laboratoire d'expérience visant à faire découvrir des écrivains émergents.
Le texte qui y sera publié répondait à l'appel à textes suivant :
«Aux pieds! de la lettre»: une réflexion sur le rapport de l’écrivain à son écriture.
Il s'intitule "voulait dire"

12.3.12

Muy bonito. Clara de Asís

un roi partout

Être à leur place
Être à la place/////Être à sa place
Être comme un roi partout///////////////// partout
partout////////////////partout poids PARTOUT
PARTOUTPARTOUT//////////////////////////////////////////////////////////////////////////// PARTOUTpartout
PARTOUT Être comme dans un fauteuil PARTOUT
aux tasses///bus///frigo///jus///pâte
///jambon ///chips ///sauce
PARTOUT///////PARTOUTPARTOUT//////PARTOUTPART
OUT/////////////////PARTOUTPARTOUTPARTOUTPART
Être au manteau ballade PARTOUT PARTOUT PARTOUT
PARTOUT PART///////////////////////////////////
PARTOUTPARTOUT//////////PARTOUTPARTOUT//PARTOUT
///////PARTOUTPART//////OUT/////////PARTOUTPART
Être nourri------------------------------nourri du reste------------------des restes des restes------------------------------------de l’eau de javel---------------------------------être à leur place à tous---------------------------------------CHAISE FAUTEUIL partout-partout----------------------être à---------leurs places à tous------------------------------PARTOUTPARTOUT. Une bonne place--------------------------chef de rayon---------------chef de rang--------------------chef de projet------------------------chef de prothèses mammaires dentaires--------------------------------prothèses labiales sexuelles------------------------prothèses--------------- P A R T O U T ///////////// P A R T O U T
///////
Etre être--------------------de la poitrine-------------PARTOUT/////PARTOUT au cerveau du cerveau---------------aux yeux des couleurs--------------------au cerveau qui implose---------------------en veines qui---------------------PARTOUTPARTOUT----------------implose---------------------être battement bleu rouge----------batterie battu------------------être---------------barbare---et PARTOUT/////PARTOUT-----coutures-----à-------plat-----
PARTOUT/////PARTOUT PART/////OUT/////PARTOUT PARTOUTPARTOUT seul automatiquement seul------------------------mécanique seul PARTOUTPARTOUT sur photographie PARTOUTPARTOUT être être à sa place.Sa place------------------------------------------------------
Saplace, taplace PARTOUTPARTOUTPARTOUTPARTOUT PARTOUTPARTOUT soi. En manteau. PARTOUTPARTOUT loin de la porte de la porte
PARTOUT Comprimé
PARTOUTPARTOUT Une heure pour manger
Du tabac sec
etdel’eau dejavel PARTOUTPARTOUT PARTOUTPARTOUTPARTOUTPARTOUTPARTOUTPARTOUTPARTOUTPARTOUT
ËTRE ËTRE à sec PARTOUTPARTOUT plié retourné PARTOUTPARTOUT
mourant-------------------------------------- Mourant PARTOUTPARTOUT

solaire

MON SOURIRE

M o n s o u r i r e , m e r c i m a d a m e s o u r i r e s ’ e n t e r r e d a n s l a b o u e d e s b o t t e s e t s o u s l e s p n e u s d e s t r a c t e u r s. M o n s o u r i r e e s t f r a c a s s é s u r l e s d a l l e s d e s r u e s p i é t o n n e s , i l é c l a t e e n m i l l e p e t i t s b o u r d o n n e m e n t s s o u r d s. M a s o u r i e des fosses , mes souris des faux , ma solideàfort, ma faux est seul.Au tu ya u, a u plexus solaire,aup erdu s solaires derrière la grille commesilfallaits’arracher soimême lesdents pourrespireretdormir,pour res pirer et promener le bé bé d a n s l a poussette,pour res p i r e r et faire la paix avec les boyaux qui pourrissent, les tuyaux avec les sourires surpris au miroir. Ce visage-là non. Qui n’avale pas la fumée avec cet air de tout savoir ?